29.01.2012

Journée internationale des douanes. Le vice-président en charge des Finances appelle à “lutter contre l'évasion douanière, à rendre l'action douanière prévisible”

Douane


La douane comorienne a célébré hier, jeudi 26 janvier, la journée internationale des douanes. Le thème retenu au niveau mondial, “Les frontières séparent, la douane rapproche“, selon le directeur général des douanes comoriennes, appelle à revisiter les missions et efforts fournis par les différentes directions des douanes, de par le monde, pour rapprocher les biens et les personnes par delà les frontières.

Pour lui, “le rôle de la douane en tant que facilitatrice des échanges s'est considérablement amélioré grâce à l'adoption, par l'Organisation mondiale des douanes, d'un langage commun afin de fluidifier le passage des frontières des différents biens appelé système harmonisé de désignation et de codification des marchandises“. Dans cette optique, Ali Hamissi estime que le document de politique générale du président de l'Union accorde une large place à l'ouverture du pays au monde extérieur, un domaine où la douane consacre beaucoup d'efforts en veillant à la mise en oeuvre des normes et standards internationaux sans lesquels le pays ne peut tirer pleinement profit de l'intégration économique mondiale.

“Cependant, il ne faudra pas ignorer que l'administration douanière doit faire face à de nombreux défis liés à la capacité de notre administration à s'adapter aux mutations rapides qui affectent le secteur, notamment au niveau des outils de travail et le besoin de renforcer les capacités à l'utilisation de ces outils”, dit-il. Le patron des douanes comoriennes rappelle, dans sa lancée que “le manque de capacités fait partie des goulots d'étranglement qui, à terme, peuvent nuire gravement à la réussite de la politique d'ouverture prônée par le pays“.

Dans son intervention le vice-président en charge des Finances, Mohamed Ali Soilih, a appelé à “lutter contre l'évasion douanière, à rendre l'action douanière prévisible et à favoriser l'évolution de la douane comorienne par l'amélioration et la modernisation des structures pour l'efficacité en matière de fiscalité douanière“. Il estime, en outre, que “le développement du pays dépend largement de la connectivité de Sydonia pour une bonne lisibilité des actions menées, car, ainsi, les autorités peuvent suivre à la lettre les activités des îles et l'opérateur économique va gagner un précieux temps dans le dédouanement de son container“.

Abouhariat Saïd Abdallah


Interview du directeur des douanes : “Nous avons fait des progrès et nous allons en faire plus encore cette année!”

Monsieur le directeur, nous venons d'achever l'année 2011, quel bilan faites-vous?

Je crois que nous avons répondu aux objectifs que l'Etat avait assignés à l'administration des douanes. Nous avons récolté plus de 11 milliards, ce qui fait une augmentation de plus de 6% par rapport à 2010.

Quels sont vos perspectives pour cette année?

Le gouvernement fixe la barre des recettes à plus de 15 milliards. A la base des rentrées de 11 milliards de l'année dernier et compte tenu des prélèvements de la taxe unique sur les produits pétroliers que le gouvernement nous a assigné de faire, on sera au rendez vous et on pourrait même faire plus. Nous envisageons, par ailleurs, entamer de nouvelles reformes. D'abord, nous avons un projet sur la réorganisation de l'administration des douanes. Parfois, nous seront appelés à remplacer carrément certaines structure pour en mettre de nouvelles, notamment une structure qui s'appelle Division audit et inspection, qui va se trouver au niveau de la direction générale des douanes, mais qui va faire des descentes dans les centres et même aux services de la direction pour savoir si les directives et les procédures, tracées par la direction, sont bien respectées et s'il n'y a pas de manquement et rendre compte au directeur général. La deuxième nouveauté interviendra au niveau du centre de Moroni-port. Il y aura un chef de centre et un receveur qui s'occupera uniquement de la comptabilité douanière. Avant, les deux postes étaient à la charge de la même personne.

D'autres réorganisations internes?

Premièrement, il va falloir rendre effective l'application du système Sidonia sur l'ensemble des centres douaniers de l'Union. Ensuite l'intéroceptivité pour favoriser, en termes de temps et de contact, les usagers et les douaniers et éviter des éventuelles mkarakara. Si nous travaillons à distance, je crois qu'il y aura une réduction du temps et nous travaillerons vite pour le traitement des déclarations, ce qui nous permettra de gagner en termes de contacts entre le public et les douaniers.

Comment travaillez-vous avec les services insulaires? Est-ce que leurs recettes atteignent les objectifs fixés?

L'unicité de l'administration des douanes est bien respectée. Pour le moment, nous travaillons en parfaite collaboration et il n'y a pas de soucis, au niveau de la douane. Il faut signaler, à ce propos, qu'au mois de décembre dernier, le centre de Mutsamudu a réalisé des recettes de l'ordre de plus de 500 millions de francs.

Propos recueillis
par Nakidine Hassane

07:32 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

Lettre anonyme à Monsieur Le Président de l'Union des Comores

Objet :Détournements des fonds et biens publics et graves violations de la constitution par Le Gouverneur de l'Ile Mwali.
Son Excellence Monsieur Le Président,

Dans un réel Etat de droit, la présente lettre qui soutient votre politique de lutte contre la corruption et les détournements des fonds et biens publics, devrait être ouvert et signé, pour témoigner combien cette initiative engrange une adhésion populaire, et ce à juste raison, tant ce fléau mine les efforts de progrès et de justice sociale mené dans le pays et constitue, de facto, le facteur principal des échecs à l'initiative privée et à l'encouragement des investisseurs crédibles dont le pays a besoin pour son développement.

Nous en arrivons aux faits, Monsieur Le Président et nous voudrions nous tenir strictement au problème à résoudre qui, laissé en l'état, porterait des graves préjudices à la crédibilité de votre politique et des déclarations faites et à terme conduirait à des conséquences politique et sociale incalculables.

Il s'agit d'abord de la flagrance quasi quotidienne de détournements des fonds et biens publics à Mwali par celui-là même supposé en être le bon gestionnaire.

Trois faits majeurs illustrent ce phénomène qui engendre le dysfonctionnement de l'administration de l'île qui en est la plus grande victime, à savoir :

1. Les salaires des agents de l'Etat, qu'il s'agisse des fonctionnaires ou du personnel des superstructures sont détournés et payés sans règles administratives conformes (en fonction des individus et par rapport à des considérations malsaines).

2. Des emplois fictifs (hors cadres organiques) sont autorisés pour permettre le paiement des salaires des agents d'une entreprise privée (chauffeurs des camions, maçons, matelots etc....) ;

3. Le carburant destiné à l'administration est en partie revendu pour financer des soit disant projets de développement qu'on ne voit jamais, pendant que l'autre partie, une quantité non négligeable est tout simplement mise à côté pour les besoins de la société MODJACO. A cela, il faut ajouter l'utilisation, sans contrepartie, des engins et même du personnel des Travaux Publics (TP) dans des chantiers privés.

Nous voudrions également, Monsieur Le Président, soulever pour qu'elle soit examinée l'incompatibilité des fonctions d'un Gouverneur, en l'occurrence celui de notre Ile, qui de notoriété publique, détient quasiment le monopole des marchés publics à Mwali à travers son entreprise personnelle MODJACO dont il est le gérant. Sa présence dans les chantiers ou magasins lui appartenant, à des heures où il est sensé s'occuper des affaires de l'Ile, ne passe pas inaperçue.

Pour couronner le tout, notre Gouverneur voyage régulièrement à Doubaï aux frais de l'Etat et nous croise nous ses concurrents dans les magasins et agences de transit. Comble, son accueil à Bandar Salam, pour le retour, pose à chaque fois un problème de conscience aux habitants de l'ile.

N'est-ce pas là, Son Excellence, Monsieur Le Président, une violation grave de la constitution de l'Union des Comores ?

Enfin, Monsieur Le Président, en notre qualité de citoyens, nous voudrions vous rappeler que la constitution de l'Union des Comores vous a érigé en régulateur et garant du bon fonctionnement des institutions. De ce fait, cette constitution demande à être respectée afin que vous puissiez l'être également.

C'est donc en votre qualité de protecteur de l'intérêt suprême de notre nation, que nous, victimes des agissements hors du commun du Gouverneur de l'Ile de Mwali, nous adressons à vous, Son Excellence Monsieur Le Président, pour vous demander de faire cesser ces pratiques injustes et déshonorantes, afin que notre pays soit un Etat de droit incontestable, garantissant le bien être de toutes et de tous dans l'égalité.

Veuillez agréer Son Excellence Monsieur Le Président, l'expression de notre haute et respectueuse considération.

Mohéli le 25 janvier 2012

07:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

28.01.2012

Alléluia ! Mayotte dispose du haut débit internet par satellite.

Haute debit



"Le haut débit, une nécessité pour le développement économique de Mayotte"

Le sénateur Thani Mohamed Soilihi attend une réponse concrète du gouvernement quant à l'arrivée à Mayotte du haut débit. Dans un communiqué, il dit avoir appelé l'attention de la ministre de l'outre-mer Marie- Luce Penchard, le 22 décembre dernier, par le biais d'une question écrite, sur l'état d'avancement des travaux de mise en place du haut débit à Mayotte.

N'ayant à ce jour reçu aucune réponse, explique le communiqué, le gouvernement disposant de deux mois pour le faire, Thani Mohamed Soilihi a profité, ce mercredi 25 janvier, de la présence d'Eric Besson, ministre auprès du ministre de l'économie, auditionné dans le cadre de la proposition de loi visant à assurer l'aménagement numérique du territoire, pour rappeler la réalité de la fracture numérique à Mayotte et réitérer sa demande d'information.

"Manifestement embarrassé, le ministre a déclaré que Mayotte disposait d'ores et déjà du haut débit par satellite. Il a également annoncé que le gouvernement accordait, aux opérateurs acceptant d'installer le câble ADSL, un allègement fiscal. Le Sénateur regrette que le Ministre n'ait pas su lui dire avec exactitude quand les Mahorais pourront espérer disposer des mêmes outils de communication que la plupart des habitants des autres départements, ni même pourquoi le choix de la fibre optique n'a pas été préféré à l'ADSL, ce qui aurait permis à Mayotte de pouvoir passer un jour au très haut débit.", rapporte le communiqué de presse.
Le sénateur Thani Mohamed Soilihi conclut son communiqué en rappellant que "le satellite n'offre pas une utilisation satisfaisante d'Internet et qu'il revient excessivement cher aux mahorais. Loin de ne servir qu'au confort des habitants de l'île, le haut débit est aussi et surtout une nécessité pour son développement économique."

Source : Flash Info n°2925 du vendredi 27 janvier 2012
(le titre principal est de wongo)

15:38 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

La Gise, un instrument “concluant malgré des imperfections”

Crise
Après la mise en place de la Gise (Gestion intégrée des structures et des effectifs) pour les fonctionnaires de l'Etat, six mois de salaires ont été payés sur la base de ce nouveau logiciel. La direction nationale du budget parle d'un essai “concluant malgré certaines erreurs“. Bien que des problèmes ont été recensés particulièrement pour l'île d'Anjouan, le directeur général du Budget, Saïd Mhamadi, affirme que le nouveau logiciel est appliqué dans l'ensemble du territoire.

Dans son discours à la Nation, à l'occasion du nouvel an, le président Ikililou avait estimé que des imperfections avaient été relevées au cours du déroulement du paiement des salaires, mais des efforts étaient en cours pour apporter les améliorations nécessaires à ce logiciel. Le directeur général du Budget, Saïd Mhamadi, avertit, par ailleurs, que la Gise ne peut, à elle seule, maitriser la masse salariale ; “Il faut maintenant insérer le recensement des fonctionnaires fait par la haute autorité de la Fop et le cadre organique“.

Selon Saïd Mhamadi, l'application de la Gise doit être accompagnée de l'uniformisation des textes de l'Union et des îles autonomes et de la réduction des superstructures. De nouveaux textes cohérents au sein de toutes les institutions devront être faits. “Les salaires des gouverneurs et des commissaires des îles ont été harmonisés mais on voit à travers la Gise qu'il y a toujours des incohérences dont sur le plafonnement des indemnités à 50%. En effet, tous les fonctionnaires de même profil devraient avoir le même salaire afin d'arriver à l'unification de la masse salariale de l'Union et des entités insulaires.

“A partir de juillet 2011, nous avons réduit les doublons et le plafonnement des indemnités est de plus en plus respecté“. Rien que pour le mois de décembre dernier, trente huit agents ont été identifiés comme percevant un double salaire. Conçue pour la maitrise et réduction de la masse salariale, la Gise est d'une grande importance dans le cadre de la réussite du programme Pays pauvres très endettés ou Ippte. Faisant parties du giron de la zone franc, les Comores devront ramener la masse salariale de 60% des recettes propres de l'Etat, à 35%.

“Pour 2011, la masse salariale consolidée va respecter l'enveloppe de 18,5 milliards, fixée par les institutions de Breton Woods malgré la création de la commission anti-corruption et la cour suprême, deux nouvelles institutions qui sont intégrés dans la masse salariale“, assure le haut fonctionnaire de la vice-présidence chargé des Finances. Cette enveloppe de 18 milliards devra être confirmée par la mission du Fmi attendue dans nos murs entre le 4 et 17 mars prochain. “Au rythme actuel, il y a un regain de confiance des institutions internationales, et des chances existent que les Comores atteignent le point d'achèvement“, analyse-t-il.

Rappelons que le décret N°11-78/PR du 30 mai 2011, signé par le chef de l'Etat, qui avait déjà porté sur la réorganisation générale de l'administration, a permis de faire entre 18 à 19 millions d'économie sur la masse salariale. D'autre part, les résultats du recensement qui sont actuellement en exploitation à la Fop, permettront, selon des sources fiables, de disposer d'une Fonction publique “performante et efficace“.

Du coup, certains agents (entre 2000 et 3000) qui ne répondent pas aux critères pourraient être licenciés dans la logique d'une adéquation de la taille de l'administration publique. Il restera, alors, à se demander qu'elle sera la proposition du gouvernement face à un taux de chômage aujourd'hui explosif.

Toyb Ahmed

15:32 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

27.01.2012

Fraudes à la Ma-mwe : après le gasoil, les pièces, les factures et les comptes

Mamwé

La société nationale de l’eau et de l’électricité, la Ma-mwe, se plaint d’être victime d’actes de vol, de magouille de facturation et de détournement de fonds dans ses caisses. La direction générale de la maison a, à cet effet, déposé trois plaintes contre X, depuis lundi dernier, au parquet de la République. Trois forfaits dont aucun présumé coupable n’a pas encore été identifié.

Il s’agit de l’affaire d’une disparition dans l’entrepôt de la centrale d’une pièce détachée d’une valeur d’un million de francs, de l’émission de fausses factures et d’une évaporation des comptes de la société de fonds dont la somme n’a pas encore était évaluée. Selon le procureur de la République, les trois dossiers sont en phase d’enquêtes préliminaires au niveau de la brigade de recherche où se fait un travail d’identification des auteurs. “La Ma-mwe est parvenue à desceller les magouilles, quant à leurs auteurs nous n’avons pas de suspects, pour le moment, et l’enquête entreprise par la brigade de recherche se chargera de révéler leurs identités“, a confié le procureur de la République.
Au sujet de l’émission de fausses factures, le patron du parquet de Moroni, rapporte que des anomalies ont été constatées au niveau de la facturation et il avance qu’il se pourrait que des clients étaient au courant de ces pratiques frauduleuses et ont marché dans les combines ou qu’ils étaient simplement trompés par les agents de la Ma-mwe. Cependant, il est soutenu à la Ma-mwe que comme le dossier des fausses factures, le préjudice du détournement de fonds des caisses de la société n’est pas encore maîtrisé aussi.
Il est à rappeler que ces trois affaires de fraudes et vol, portées devant la justice par la direction générale de la Ma-mwe, ne sont pas les premier actes frauduleux perpétrés au sein de cette société nationale. Le 12 décembre dernier, le tribunal de première instance de Moroni a condamné quatre agents de cette société, un taximan et trois militaires assurant la sécurisation des lieux pour vol organisé de gasoil. La bande de malfaiteurs a tout simplement et sans inquiétude vidé le carburant des moteurs de la centrale de Vwadju. Plus de deux centaines de litre de gasoil ont constitué le butin vendu à des particuliers.

Publié le 26 janvier 2012-01-26
par Inanga

07:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

COMORES : Le nouveau parti Sambiste divise les amis de l'ancien président

Sambi
D'anciens compagnons de l'ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi se désolidarisent des responsables du Parti Comorien du Peuple (PCP), qui se définit comme étant le parti incarnant le « Sambisme. »
Ibrahim Abdourazak Razida, porte-parole du Mouvement Citoyen pour la Justice et le Progrès (MCJP), dénonce une « confiscation des valeurs » communes. « Ce sont des gens qui font du bruit parce qu'ils cherchent des postes. Mais il n'y a pas de plus vrais Sambistes que le MCJP. C'est ce dernier qui a toujours incarné le combat, la philosophie et la politique du président Sambi, » a répliqué le responsable du MCJP.
C'est aussi la même réaction au niveau du Parti de l'Entente des Comores (PEC) qui rejette une « monopolisation » de valeurs. Son président, ministre des Relations extérieures du dernier gouvernement Sambi, Fahmi Said Ibrahim, a dit regretter que les fondateurs du PCP veuillent fermer la porte du Sambisme dans le PCP. « Je pense qu'ils ont tort, parce qu'ils ne sont pas les seuls Sambistes. Faire croire à l'opinion que tous les Sambistes adhérent à ce parti, c'est tricher, » a dénoncé M. Said Ibrahim.
Mohamed Said Djaffar, ancien ministre, ex-directeur de cabinet de Sambi et actuel président du Parti pour le Renouveau et le Développement (PRD), nouvellement crée ne se retrouve pas non plus dans « cette prétention » à incarner les idées de Sambi. « Nous sommes tous issus de ce régime. Nous restons fidèles et loyaux à la personne de l'ancien président. Et personne n'a le monopole du Sambisme, » a rappelé le chef du PRD. Il a toutefois dit, qu'il « ne peut pas éprouver d'hostilité envers le PCP s'il veut travailler avec le PRD, pour l'intérêt supérieur du pays et pour promouvoir les idées Sambistes.» Notons que le Mcjp et le PCP, tout comme le PRD, ont tous les deux comme président d'honneur, l'ancien chef de l'Etat, Ahmed Abdallah Sambi.

M. MOINDJIE
Source (sans la photo) : Albaladcomores n°683 du mercredi 25 janvier 2012

07:21 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

COMORES / Passation de marché sur les travaux des routes : 1000 questions, aucune réponse

Anjouan


La dernière décision d'attribuer aux sociétés Colas et Bceom (études) les premiers contrats de cette phase de relance des travaux des routes. Sans aller jusqu'à parler de corruption, il ne fait aucun doute que le manque de clarté qui a entouré ces premiers contrats jettent forcement le doute. A commencer sur les conditions du recrutement du bureau d'études, dont dépendra beaucoup la réussite des dits travaux.


L'ouverture des plis des appels d'offres sur les travaux des routes ont débuté depuis hier à huis-clos au commissariat général au Plan. D'autres devront suivre. La phase de passation de marchés constitue une étape cruciale pour l'ensemble des travaux, par ce que c'est le moment de choisir des partenaires fiables. Par ailleurs, les flux des capitaux annoncés par les pouvoirs publics (Fonds de la citoyenneté, de la fondation Fatima avec Hss, la conférence de Doha, le dixième Fed, la coopération Japonaise et saoudienne) qui sont en jeu dans ce grand chantier pour la reconstruction et la réhabilitation des infrastructures routières nationales, et la culture du secret souvent entretenue sur ce genre de dossiers, nous interpellent à faire preuve de très grande vigilance. Et de demander de plein droit à avoir toute la clarté sur cette affaire car le secret est le lit de la corruption. C'est le cas de le dire en ce qui concerne, notamment, la dernière décision d'attribuer aux sociétés Colas et Bceom (études) les premiers contrats de cette phase de relance des travaux des routes. Sans aller jusqu'à parler de corruption, il ne fait aucun doute que le manque de clarté qui a entouré ces premiers contrats jettent forcement le doute. A commencer sur les conditions du recrutement du bureau d'études, dont dépendra beaucoup la réussite desdits travaux.
Conjugaison d'erreurs
Est-ce que la partie Comorienne a élaboré des Termes de références à ce sujet et qui les a approuvés? Est-ce que le gouvernement s'est soucié de comparer d'autres offres techniques pour ne pas tomber dans les erreurs du passé?
Le plus récent c'est le cas catastrophique de la route de Jimlime à Anjouan, cité à plusieurs reprises et occasions, constitue à lui seul un exemple à part d'une conjugaison d'erreurs d'études et d'exécution de travaux. Nous aurions pu nous étaler sur les exemples des erreurs commises par le passé. Car des erreurs il y en a beaucoup eu.
Concernant le contrat avec Colas, beaucoup de choses restent aussi à élucider notamment dans les procédures qui ont abouti à ce contrat. Selon certaines sources, une première tranche de 3 milliard de francs a été débloquée en faveur de l'entreprise française pour une ouverture des travaux au mois de septembre 2011. Apparemment un retard considérable vient d'être enregistré. Alors quelles sont les dispositions prévues dans le dossier d'appel d'offre dans ce cas de figure?
“Ce qui se passe laisse penser que les vielles pratiques sont toujours là avec les mêmes personnes et les mêmes méthodes. Les mêmes causes produiront nécessairement les mêmes effets“, a regretté un membre du collectif “Initiative citoyen pour une gestion pérenne des Routes aux Comores” auteur d'un rapport sur le sujet et qui vient d'être remis à la vice-présidence chargée de l'Aménagement du territoire dirigée par Nourdine Bourhane.
Opacité préjudiciable
Nous sommes restés sur notre faim à propos d'autres questions que nous nous posons et ce n'est pas faute d'avoir essayé d'entrer en contact avec les techniciens chargés du dossier. Les voici de façon non exhaustive : qui a élaboré le document d'appel d'offres des bureaux d'études? Où a été publié ledit document d'appel d'offres? Combien de bureaux ont-ils été consultés et combien ont-ils répondu? Quel est le budget prévu pour les études et combien a été dépensé ? Les études effectuées ontelles fait l'objet d'une réception technique? Si oui, par qui ? Y a-t-il un document d'approbation des études faites et par qui? Quels sont les motifs du rejet des autres bureaux d'études?
Dispositions de réception....
En ce qui concerne la phase marché des travaux, les mêmes interrogations sont de rigueur. Par ailleurs, y a-t-il un plan de passation de marché des routes avec des dates et budget prévus? Quel a été le budget prévu pour les travaux et les origines des fonds? Y a-t-il des dispositions précises sur l'aspect sous-traitance des travaux? Quel sont les dispositions prévues pour le contrôle et la supervision en dehors du bureau d'études recruté (organisation du maitre d'ouvrage)?
Quelles sont les dispositions prévues pour la réception des travaux qui seront faites incluant la société civile? Quels sont les délais des démarrages et réceptions prévus pour les réalisations des études et des travaux par Colas et Bceom?
A toutes ces questions qui prouvent la transparence et l'équité dans la passation des marchés, nous sommes restés sur notre soif.

Kamardine Soulé

1. Nombre de marchés attribués à la même entreprise
2. Tableaux comparatifs des offres pour un projet
3. Entreprises soumissionnaires qui obtiennent ensuite un contrat de soustraitance pour le projet
4. Rotation des soumissionnaires les moins-disants
5. Écart systématique en pourcentage entre les offres
6. Proportion spécifique des travaux proposés dans une zone géographique à une ou plusieurs entreprises sur une période donnée
7. Écart systématique en pourcentage entre l'offre la plus basse et les estimations de l'ingénieur
8. Adresse du soumissionnaire le moins-disant et de ceux classés deuxième et troisième
9. Différents prix unitaires proposés par un soumissionnaire pour différents projets au même endroit
10. Écart entre le nombre d'entreprises ayant demandé un dossier d'appel d'offres et le nombre effectif de soumissionnaires
Source : Banque mondiale

07:17 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

Passation de marchés sur les travaux des routes : 1000 questions, aucune réponse

Comores



L'ouverture des plis des appels d'offres sur les travaux des routes ont débuté depuis hier à huis-clos au commissariat général au Plan. D'autres devront suivre. La phase de passation de marchés constitue une étape cruciale pour l'ensemble des travaux, par ce que c'est le moment de choisir des partenaires fiables. Par ailleurs, les flux des capitaux annoncés par les pouvoirs publics (Fonds de la citoyenneté, de la fondation Fatima avec Hss, la conférence de Doha, le dixième Fed, la coopération Japonaise et saoudienne) qui sont en jeu dans ce grand chantier pour la reconstruction et la réhabilitation des infrastructures routières nationales, et la culture du secret souvent entretenue sur ce genre de dossiers, nous interpellent à faire preuve de très grande vigilance.

Et de demander de plein droit à avoir toute la clarté sur cette affaire car le secret est le lit de la corruption. C'est le cas de le dire en ce qui concerne, notamment, la dernière décision d'attribuer aux sociétés Colas et Bceom (études) les premiers contrats de cette phase de relance des travaux des routes. Sans aller jusqu'à parler de corruption, il ne fait aucun doute que le manque de clarté qui a entouré ces premiers contrats jettent forcement le doute. A commencer sur les conditions du recrutement du bureau d'études, dont dépendra beaucoup la réussite desdits travaux.

Est-ce que la partie Comorienne a élaboré des Termes de références à ce sujet et qui les a approuvés? Est-ce que le gouvernement s'est soucié de comparer d'autres offres techniques pour ne pas tomber dans les erreurs du passé? Le plus récent c'est le cas catastrophique de la route de Jimlime à Anjouan, cité à plusieurs reprises et occasions, constitue à lui seul un exemple à part d'une conjugaison d'erreurs d'études et d'exécution de travaux. Nous aurions pu nous étaler sur les exemples des erreurs commises par le passé. Car des erreurs il y en a beaucoup eu. Concernant le contrat avec Colas, beaucoup de choses restent aussi à élucider notamment dans les procédures qui ont abouti à ce contrat. Selon certaines sources, une première tranche de 3 milliard de francs a été débloquée en faveur de l'entreprise française pour une ouverture des travaux au mois de septembre 2011.

Apparemment un retard considérable vient d'être enregistré. Alors quelles sont les dispositions prévues dans le dossier d'appel d'offre dans ce cas de figure? “Ce qui se passe laisse penser que les vielles pratiques sont toujours là avec les mêmes personnes et les mêmes méthodes. Les mêmes causes produiront nécessairement les mêmes effets“, a regretté un membre du collectif “Initiative citoyen pour une gestion pérenne des Routes aux Comores” auteur d'un rapport sur le sujet et qui vient d'être remis à la vice-présidence chargée de l'Aménagement du territoire dirigée par Nourdine Bourhane. Nous sommes restés sur notre faim à propos d'autres questions que nous nous posons et ce n'est pas faute d'avoir essayé d'entrer en contact avec les techniciens chargés du dossier.

Les voici de façon non exhaustive : qui a élaboré le document d'appel d'offres des bureaux d'études? Où a été publié ledit document d'appel d'offres? Combien de bureaux ont-ils été consultés et combien ont-ils répondu? Quel est le budget prévu pour les études et combien a été dépensé ? Les études effectuées ont-elles fait l'objet d'une réception technique? Si oui, par qui ? Y a-t-il un document d'approbation des études faites et par qui? Quels sont les motifs du rejet des autres bureaux d'études? En ce qui concerne la phase marché des travaux, les mêmes interrogations sont de rigueur. Par ailleurs, y a-t-il un plan de passation de marché des routes avec des dates et budget prévus? Quel a été le budget prévu pour les travaux et les origines des fonds?

Y a-t-il des dispositions précises sur l'aspect sous-traitance des travaux? Quel sont les dispositions prévues pour le contrôle et la supervision en dehors du bureau d'études recruté (organisation du maitre d'ouvrage)? Quelles sont les dispositions prévues pour la réception des travaux qui seront faites incluant la société civile? Quels sont les délais des démarrages et réceptions prévus pour les réalisations des études et des travaux par Colas et Bceom? A toutes ces questions qui prouvent la transparence et l'équité dans la passation des marchés, nous sommes restés sur notre soif.

Kamardine Soulé

07:12 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

25.01.2012

Comores / Mayotte : Esclavage moderne à Dembéni

mayotte.jpg
C’est une sombre affaire à laquelle la gendarmerie a mis un terme en fin de semaine dernière. Il y a plus de 18 mois, une résidente du village de Dembéni fait venir par kwassa une jeune-fille de 16 ans, originaire d’Anjouan. Sur place, l’adolescente est assignée au domicile familial, doit effectuer les tâches ménagères et n’est pas scolarisée. Elle est par ailleurs régulièrement battue comme le témoigneront les traces relevées par un médecin sur le corps de la jeune fille. Interpellée le 19 janvier, la femme à l’origine de ces actes odieux a été placée en garde à vue puis présentée en comparution immédiate. Elle s’est vue remettre une convocation pour un jugement au mois de mars avant d’être relâchée de la maison d’arrêt de Majicavo-Lamir à la demande de son avocat.

Source : Flash Info n°2922 du Mardi 24 janvier 2012

13:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

Comores : les fidèles de l’ex-président Sambi créent leur parti

comores-blog-comores-les-fidles-de-lex-prsident-sambi-cren_4f1f1bf11a745.jpg


L’ancien ministre comorien Hassane Ahmed Barwane, a annoncé lundi lors d’une conférence de presse la création d’un nouveau parti dont il sera le porte-parole : le Parti comorien du peuple (PCP) dont la devise sera "servir et non se servir". Selon le secrétaire général du parti qui fut ministre de la santé sous Sambi, le Dr Sounhadj Attoumane, la devise du PCP est "Servir et non se servir", la même que celle que l’ex-président avait utilisée pour son élection en 2006. Son "idéologie est l’audace", a-t-il ajouté. Ce parti, qui tiendra son congrès en mars, a précisé M. Marwane, sera "dans la lignée de la pensée et des idées de l’ex-président Ahmed Abdallah Mohamed" alias Sambi. Il "soutient", a-til ajouté, l’actuel président Ikililou Dhoinine, "choisi par Sambi pour parachever les réalisations entamées" par son prédécesseur. Mohamed Bacar Dossar qui fut successivement directeur de Cabinet et ministre des Finances de Sambi a affirmé pour sa part que "le PCP est l’assurance, le garant, et le gardien de la pensée et de l’action" de l’ex-président, " donc le gardien de la continuité." Les principaux orateurs sont restés vagues sur les rapports avec La Mouvance, la majorité présidentielle, notamment le MCJP (Mouvement comorien des jeunes patriotes) créé par Sambi après son élection. "Jusqu’à preuve du contraire La Mouvance est toujours là.., mais le PCP n’a rien à voir avec le MCJP", a déclaré le Dr Sounhadj.

MORONI, 23 jan 2012 (AFP)
source : radarweb

07:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

Toutes les notes